Témoignage de Cédric H, Chef de Projets à Nantes

 
« Il faut que ça avance, si je m’ennuie je m’en vais ! »

Très vite on comprend que ce ne sont pas que des mots. Le parcours de Cédric est en effet ponctué de changements de cap. On le découvre en CAP/BEP d’électrotechnique, on le suit en filière générale technique. Pas pour longtemps. « En 2000, à 18 ans, j’ai arrêté mes études. Cette filière, qu’on m’avait imposée, ne m’intéressait pas tant que ça, raconte-t-il, je ne savais pas quoi faire. »

« Je n’avais pas envie de me poser, je partais dès qu’on me proposait un CDI » Indécis mais pas inactif, Cédric H. touche à plusieurs métiers les trois années suivantes. Il est électricien en bâtiment. Il est monteur d’équipements agricoles. Il travaille dans l’assainissement – dans les égouts. Il suit une formation AFPA en mécanique auto et travaille ensuite dans la carrosserie blindée – celle des 4X4 de l’ONU ou des véhicules ministériels. « Je n’avais pas envie de me poser, je partais dès qu’on me proposait un CDI », se souvient-il. Une exception confirme sa règle de l’époque : il accepte un poste d’électricien poids-lourds en CDI chez STG.

Posé ? Ah non. Il se promène dans un centre d’information et d’orientation (CIO), quand une formation de conception de produits industriels (CPI) lui accroche l’œil… lui donne envie de la suivre, le fait démissionner de STG. « Plus de salaire donc, c’était dur financièrement mais ça marchait alors je suis allé jusqu’au bout », précise-t-il. Deux ans plus tard, ce Breton se retrouve à Strasbourg où il a décidé d’enchaîner avec une formation d’ingénieur. « L’entreprise d’accueil était GE Energy, à Belfort, ça faisait un bout, mais quand il faut, il faut ! », philosophe-t-il. Arrive le jour où sa femme alors enceinte et lui se disent : « L’Alsace est loin de chez nous, rentrons dans l’Ouest ». euro engineering repère son CV déposé sur un site emploi et l’embauche pour une mission en septembre 2008.

Une trentaine de dossiers ouverts dans le cadre de sa mission actuelle chez Arcelor Il intervient d’abord chez Guerin Systems jusqu’à fin 2009. « Il s’agissait de concevoir des machines nouvelles pour le conditionnement de poudres, soit en réhabilitant d’anciennes machines pour qu’elles soient plus économiques et plus efficaces, soit en partant d’un process », explique-t-il. Développer une gamme par rapport à un tube de transport vibrant comme ceux que l’on voit dans les carrières pour le transport du sable, par exemple. Quelques missions courtes succèdent à celle-ci.

Aujourd’hui chez Arcelor son expérience dans le BTP lui sert. « Je fais du suivi de chantier – terrassement, maçonnerie, génie civil – mais aussi de l’étude », indique-t-il. « J’ai une trentaine de dossiers ouverts, je ne suis pas cantonné dans un seul site, ça bouge, il y a de la surprise tous les jours ! » Tantôt bonne comme un nouveau projet qui tombe, tantôt mauvaise comme une machine grippée. « Il faut trouver une solution dans la journée pour ne pas gêner la production. » Pas de quoi entamer sa motivation, sa polyvalence lui évite la monotonie : devis, réception de la fourniture, montage, études, écoute du client… Ça avance, ça avance, il est heureux de rester.



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