Usines du futur

 

euro engineering s’engage dans l’innovation et « l’usine du futur »

Quatre questions à Zoran A-G, ingénieur d’études au sein de l’agence euro engineering de Nantes, implanté au Technocampus. Zoran travaille sur un projet d’automatisation des lignes d’assemblage de fuselage d’avion. Ces travaux participeront à la préparation de « l’usine du futur ».

 

Quels sont les besoins du marché de l’aéronautique en matière d’innovation ?

Les avionneurs sont en demande forte de solutions permettant d’augmenter les cadences et de réduire les coûts. Il s’agit de concilier leurs besoins et leurs contraintes. Plusieurs tâches et de nombreuses interventions humaines sont en effet nécessaires pour assembler les structures d’avion (pointe avant, fuselage, ailes, queue). Mais, si le secteur automobile a toujours cherché à réduire les interventions humaines par l’automatisation et la robotisation, l’aéronautique, quant à elle, est confronté à ce besoin nouveau de fortes cadences, et doit par ailleurs tenir compte de ses propres contraintes de tolérance et qualité.

En quoi consiste le projet sur lequel vous travaillez ?

Depuis avril 2014, euro engineering travaille à la conception d’une ligne d’assemblage globale. Il s’agit d’inventer une « usine du futur » où un maximum de tâches devront être automatisées pour augmenter les cadences et diminuer les coûts. Notre service R&T a fait le choix de s’engager dans ces développements et de ne pas passer à côté de cette évolution. Ce projet nous permettra de continuer à anticiper les besoins de nos clients et prospects.

Quels seront les bénéfices pour les clients ?

L’automatisation de ces lignes d’assemblages va réduire les temps de cycle et augmenter leur répétabilité, notamment par l’emploi de technologies innovantes des domaines de la robotique, de la transitique, des méthodes de réglages des sous-ensembles et de leurs fixations. Par ailleurs, l’utilisation de moyens de manutention moins encombrants et d’approches d’éléments maximisera la sécurité des opérateurs. Cette ligne d’assemblage innovante et moins encombrante permettra également d’avoir une vision plus globale de l’avion en cours de construction et ainsi un meilleur aperçu de l’état d’avancement de chaque opération et de leur qualité. Autre bénéfice : la flexibilité entre les différents programmes avion. Il suffira de quelques réglages pour rendre cette ligne d’assemblage compatible avec n’importe quel programme avion.

En quoi cette ligne d’assemblage est-elle innovante ?

D’abord dans son concept même, qui se concentre uniquement sur le fuselage – nous avons déjà travaillé sur la pointe avant entre 2011 et 2013. Le but est de se débarrasser d’opérations intermédiaires, de montrer qu’il est possible de construire un avion autrement. L’innovation naît aussi des difficultés que nous rencontrons : nous connaissons le cheminement pour atteindre notre objectif, mais envisager d’autres façons de faire nous confronte à des problèmes technologiques.

Les résoudre nous fait progresser, nous y arrivons soit en ayant recours à l’état actuel de l’art sur ces technologies, soit en conceptualisant de nouvelles solutions. Concrètement, notre approche pour réaliser ce fuselage consiste à partir de demi-cylindres au lieu des quarts de cylindres généralement utilisés dans les usines aéronautiques. Enfin, la ligne d’assemblage réunira de nombreux corps de métier. Un état de l’art des technologies nécessaires à sa réalisation a été effecué. Le but est aussi de faire évoluer la recherche technologique dans chacun des domaines métiers impliqués dans ce projet : la robotique, la cobotique (robotique collaborative), la transitique, les systèmes embarqués de communication, les techniques de fixation... 



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